Un financier (en plus !) à l’Assemblée ?

Le député sortant de la 3ème circonscription de l’étranger vient du même monde qu’Emmanuel Macron. Il faut éviter sa réélection pour que le prochain quinquennat soit celui de l’écologie et de l’intérêt général, pas celui des financiers.


En costard, chemise bleu ciel, avec ou sans cravate, le député sortant Alexandre Holroyd ressemble à s’y méprendre à Emmanuel Macron (même les anglais le disent!). Le candidat à sa réélection vient du même sérail que son mentor, tout comme la plupart des député-es LREM sortants. Anciennement consultant en stratégie dans un gros cabinet américain spécialisé en finance d’entreprise et restructuration, il semble plus à l’aise à la City qu’auprès des ouvrier-e-s, employé-e-s, agriculteur-ices, chômeur-euses.


Un quinquennat mené par des riches, pour des riches

Le quinquennat précédent a été marqué par des cadeaux aux plus riches et aux actionnaires du CAC40 : suppression de l’ISF, instauration de la “flat tax”, pérennisation du CICE… Les intérêts des financiers ont été bien représentés. Ca n’est pas un hasard: le candidat Macron avait récolté plus d’un million d’euros depuis les seuls donateurs domiciliés au Royaume-Uni, dont une bonne partie de financiers installés à la City.


Régulièrement nommé “rapporteur”, c’est-à-dire doté d’une responsabilité supplémentaire pour évaluer et adopter les budgets de l’Etat, le député Holroyd a participé activement à l’entreprise de détricotage de l’Etat et de la Sécurité sociale. La pandémie a chamboulé les plans de la Macronie : l’Etat, pour éviter une catastrophe économique et sociale, a repris du poil de la bête. Mais, si Macron dispose d’une Assemblée à ses ordres, si le député Holroyd est re-élu, leur projet va reprendre : détricoter les droits sociaux, les mécanismes de redistribution, affaiblir l’Etat, instaurer l’austérité… pour le profit des plus riches.


Un député au service de la finance ou du climat?

Le député Holroyd est largement complice de ce projet, en témoigne par exemple son travail sur la “finance verte”. Véritable escroquerie, la finance verte renforce l’impuissance de l’Etat, notre outil collectif. En laissant entendre que la bifurcation écologique se réalisera à travers des investisseurs privés, le député Holroyd participe directement au côté du Président à l’hypocrisie macronienne sur l’écologie.

Face aux inégalités croissantes, à la crise écologique, il est crucial que l’Assemblée nationale ne reste pas la chambre d’enregistrement du programme ultra-libéral de Macron. Alexandre Holroyd sert les intérêts de celles et ceux qui veulent que rien ne change.

Pour instaurer la règle verte, augmenter le SMIC et le pouvoir des salarié-es, en Juin, envoyons la NUPES à l’Assemblée.

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