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Une autre politique des Françaises et Français de l'étranger est possible : avec plus de droits et plus de justice sociale

2,5 millions pour le ministère des Affaires étrangères ou 3,5 millions d’après l’INSEE. Les Françaises et les Français qui vivent à l’étranger seraient aujourd’hui autant, ou plus nombreux que celles et ceux vivant dans les DOM-TOM. Ils et elles sont souvent perçue·s comme nantie·s et leurs besoins et revendications sont souvent l’enfant délaissé de la politique nationale.

Nous, candidat·es et représentant·es de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES) à l’étranger souhaitons casser ces clichés, qui, bien éloignés de la réalité, engendrent un mécanisme qui laisse nombre de nos concitoyen·nes dans des situations précaires que l’on considérerait comme inadmissibles sur le territoire français.

Nous sommes citoyen·es engagé·es EELV, Génération·s, LFI, PCF, PS, ou Union Populaire, vivons en Afrique, en Amérique, en Asie, en Europe ou en Océanie, et nos engagements sincères sont le reflet de nos expériences locales. Beaucoup d’entre nous sommes témoins de l'inefficacité et de l’inéquité des politiques publiques basées sur le tout-libéral, chemin pourtant emprunté par Emmanuel Macron depuis 5 ans.

Les Français·es de l’étranger, ce sont un tiers de bi-nationaux, et pas plus de 18% d’expatrié·es d’entreprises. Une grande partie réside durablement dans leur pays mais elles et ils n'en sont pas moins français·es et méritent des services publics de qualité au même titre que leurs compatriotes résidant sur le territoire national. C’est pour nous une priorité pour faire vivre une citoyenneté active dans nos circonscriptions.

Les Français·es de l’étranger, ce sont des enfants. Ces enfants sont une richesse pour la France - ce sont les ambassadeurs du multiculturalisme de demain - mais ils et elles ne le seront que si la France leur ouvre les bras en leur proposant une offre éducative abordable, comme à l’école publique française. Aujourd’hui, les établissements français du réseau de l’Agence française de l’enseignement à l’étranger (AEFE) sont en danger : Emmanuel Macron a accéléré leur privatisation. Il a réduit les moyens de l’État (10% en moins pour l’AEFE votés en 2018 !) ce qui précarise les enseignants et nuit à la mixité sociale et culturelle. Alors que le gouvernement baissait d’encore 10% l’enveloppe des bourses scolaires en 2022 nous nous battrons pour élargir le socle de gratuité et assurer aux enseignants des conditions d’emploi dignes et justes. Il est urgent de remettre en place une politique de bourses scolaires qui rendent l’école française accessible à toutes et tous.

Les Français·es de l’étranger, ce sont aussi des jeunes, acceptés par un autre pays pour y suivre des études, recrutés en Volontariat international ou qui sont allés chercher une première expérience à l’étranger. Ces jeunes vont construire une partie de leur vie à l’étranger, y fondent parfois une famille, y trouvent souvent un emploi de longue durée. Mais ces travailleur·ses en cas de retour en France, n’ont plus accès aux droits avec lesquels ils et elles ont grandi et pour lesquels ils ont souvent cotisé : pas de chômage, pas d’assurance maladie sans délai de carence, etc. Qu’ont fait ces jeunes pour mériter de perdre un droit pour lequel leurs concitoyen·nes se sont battus au début du siècle dernier ? C’est pourquoi nous intégrerons la caisse des Français de l’étranger (CFE) dans la Sécurité sociale pour offrir une protection sociale à tous nos compatriotes. Nous élargirons l’accès à la protection universelle maladie (PUMA, ex-CMU) aux Français·es de l’étranger et supprimerons une bonne fois pour tout le délai de carence pour donner accès immédiatement aux soins de santé dès le retour/séjour en France, en particulier pour l’IVG.Ces nouveaux droits seront rendus possibles par une véritable lutte contre l’évasion fiscale des très grandes fortunes.

Les Français·es de l’étranger, ce sont des couples et des familles qui doivent faire face aux aléas de la vie comme les autres. Et la réduction continue du nombre d’agents consulaires n’a fait que les isoler davantage. 10% de masse salariale en moins en quelques années (dont les années Covid) : le programme Action publique 2022 d’Emmanuel Macron a opéré la coupe la plus drastique de l’histoire de la diplomatie française. Résultat ? Des familles moins suivies, des délais qui s’allongent pour refaire un passeport, des postes consulaires qui ferment. La dématérialisation est certes utile, mais puisqu'elle répond à des exigences budgétaires, elle rompt avec l’universalité du service public. Nous défendrons plus de moyens consulaires avec de véritables services d’accueil présentiels et téléphoniques bilingues.

Les Français·es de l’étranger, ce sont très souvent de petit·es entrepreneur·euses. La crise de la covid-19 a touché de plein fouet leur activité avec des aides de l’Etat si limitées que certains ont été contraints de mettre la clef sous la porte. Qualifiés avec grands éloges “d’ambassadeurs” de la France par Emmanuel Macron, ni Business France ni les chambres de commerces (payants) n’ont de programmes adaptés à leurs besoins. Les Français·es de l’étranger sont aussi des employés de droit local qui voient le droit du travail souvent peu respecté faute d'avoir accès à une représentation syndicale. Il s’agit pour nous d’augmenter les actions de formation et d’aides à l’emploi en mettant en réseau les acteurs économiques, accompagnant à la reconversion, à l’entreprenariat. Nous proposerons un soutien financier durable aux petites entreprises françaises touchées par les crises pandémiques, environnementales et de sécurité, sous conditions de respect de leurs obligations sociales et environnementales.

Les Français·es de l’étranger, ce sont des retraité·es. Ils doivent chaque année transmettre des certificats de vie pour continuer de toucher la retraite à laquelle ils et elles ont droit, via des systèmes inadaptés à leur réalité (éloignement des consulats, délais postaux parfois impossible à prévoir, méconnaissance des systèmes informatiques, inexistence d’un guichet spécialisé répondant à toute heure…). Ces retraité·e·s ont souvent une carrière « hachée », ou à mi-chemin entre plusieurs pays, or le mode de calcul de la retraite française est injuste car il plombe le montant de la pension, sortant ainsi le calcul de la proportionnalité au temps cotisé. C’est pour cela que la NUPES supprimera la décote, véritable double peine pour les carrières « hachées ».

Tous ces profils, ce sont également des citoyen·ne·s souvent en première ligne des conséquences désastreuses du changement climatique, de la privatisation à outrance des biens communs, de la guerre ou de la corruption. Ces Français·es souhaitent une représentation diplomatique professionnelle et exemplaire dans les pays qui les accueillent, et ils et elles ont raison ! Ils souhaitent aussi pouvoir voter au plus proche de chez eux sans voir des bureaux de vote et des consulats honoraires se fermer près de chez eux.

 

C'est pour toutes ces raisons que ces Français·es méritent qu’on ne les oublie pas, qu’on écoute leurs revendications. C’est pour ça que jusqu’au 15 juin en ligne, et les 18 et 19 juin à l’urne, il faut voter au second tour des élections législatives pour qu’une majorité de députés puissent porter ce programme à l’Assemblée 1nationale et jusqu’au gouvernement. A l’étranger aussi, mettons fin aux inégalités.

Signatures

Yan Chantrel, sénateur des Français de l’étranger

Jean-Yves Leconte, sénateur des Français de l’étranger

Mélanie Vogel, sénatrice des Français de l’étranger

Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français de l’étranger

 

Florence Roger, candidate de la 1ère circonscription des Français·es de l’étranger (Amérique du Nord)

Christian Rodriguez, candidat de la 2e circonscription des Français·es de l’étranger (Amérique latine et Caraïbes)

Charlotte Minvielle, candidate de la 3e circonscription des Français·es de l’étranger (Europe du Nord)

Cécilia Gondard, candidate de la 4e circonscription des Français·es de l’étranger (Benelux)

Renaud Le Berre, candidate de la 5e circonscription des Français·es de l’étranger (Péninsule ibérique et Monaco)

Magali Mangin, candidate de la 6e circonscription des Français·es de l’étranger (Suisse)

Asma Rharmaoui-Claquin, candidate de la 7e circonscription des Français·es de l étranger (Europe de l’Est)

Karim Ben Cheikh, candidat de la 9ème circonscription des Français·es de l’étranger (Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest)

Chantal Moussa, candidate de la 10ème circonscription des Français·es de l’étranger (Moyen Orient, Péninsule Arabique, Afrique, Océan Indien)

Dominique Vidal, candidate de la 11e circonscription des Françai·es de l’étranger (Asie, Océanie)

Isabelle RIVOLET,candidate (éliminée au 1er tour) 8ème circonscription Françai·es de l’étranger

 

Presque 1 million et demi de Françaises et de Français sont inscrits sur les listes électorales consulaires. En 2010 onze circonscriptions législatives sont créées à l’étranger, permettant aux Français établis hors de France d’élire leur député.e à l’Assemblée nationale. Ces 11 députées et députés sont élus selon les mêmes modalités et disposent des mêmes pouvoirs que celles et ceux élus sur le territoire français.

 

Nos articles, éditos, commentaires sur l'actualité et analyses sur tous les thèmes importants pour les Françaises et Français de l’étranger sont continuellement mis à jour.

NUPES - MONDE

Créée en amont de l'élection présidentielle française de 2022 autour de La France insoumise, la formation est par la suite étendue sous la forme d'une coalition à laquelle participent le pôle écologiste — notamment en son sein Europe Écologie Les Verts, le Parti Communiste Français et le Parti Socialiste afin de présenter des candidatures communes aux élections législatives. Le socle programmatique commun porte sur les 6 points suivants :

  • La hausse du SMIC à 1 500 € net

  • Le retour à la retraite à 60 ans

  • Le blocage des prix sur les produits de première nécessité

  • La planification écologique

  • L’instauration d'une VIe République

  • Une allocation d'autonomie pour les jeunes

CE SITE

Notre coalition ayant pour ambition d'obtenir une majorité à l'Assemblée Nationale afin d'imposer une cohabitation au président Emmanuel Macron, ce site a pour but de réunir sous une bannière commune tous les sympathisants de ce mouvement.

Plus spécifiquement centré sur les Françaises et Français de l’étranger, il sert de point d’appui pour aider à fédérer par les idées afin appliquer le programme de la NUPES.

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